Résumé
Moins spectaculaire que les grandes découvertes archéologiques, la mise à jour d’un nouveau manuscrit pictographique indigene du XVIe siècle représente pourtant un événement exceptionnel. À l’instar de l’apparition des peintures murales de Bonampak et de Cacaxtla ou de l’exhumation de la Pierre de Coyolxauhqui et de la tombe de Pacal à Palenque, la révélation par Guy Stresser-Péan et son épouse Claude Stresser-Péan de l’existence du Codex de Xicotepec conservé dans le village de Cuaxicala contribue à cette entreprise fascinante et jamais achevée qu’est la reconstitution du passé du Mexique. À ce titre, l’auteur s’inscrit dans une longue tradition française de publication de manuscrits pictographiques parmi lesquels nous pouvons citer la section Cortesiano du Codex de Madrid par l’abbé Brasseus de Bourbourg, le Codex Peresianus par León de Rosny, les Mappe Quinatzin et Mappe Tlotzin par Joseph Marius Alexis Aubin ou encore l’ensemble des manuscrits édités par le duc de Loubat (Tonalamatl Aubin, Codex Borgia, Codex Fejérváry-Meyer, Codex Vaticanus 3773, Codex Magliabechiano et Codex Telleriano-Remensis). À travers le commentaire qui accompagne la publication du Codex de Xicotepec, Guy Stresser-Péan apparaÎt a la fois comme l’héritier de brillants spécialistes tels Eduard Seler, Francisco del Paso y Troncoso, Alfonso Caso ou J. Eric S. Thompson mais aussi comme un chercheur novateur qui ouvre de nouvelles perspectives dans l’étude des manuscrits pictographiques indigènes.
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